Contrat de maintenance de borne expliqué

Périmètre, visites planifiées, rapport écrit et exclusions : ce que couvre un contrat de maintenance de bornes de recharge pour une entreprise.

Le flanc d'une voiture électrique blanche en recharge, câble branché dans la trappe

Un contrat de maintenance de bornes de recharge ne se résume pas à une visite. Il définit un périmètre, des points de contrôle, un livrable écrit et des limites claires. Cette page décrit ce qu’un tel contrat couvre et permet, pour une entreprise, un gestionnaire de parc ou un site multi-implantations. Les engagements précis, eux, figurent dans la proposition écrite remise au client.

Ce que couvre un contrat, en bref

  1. Le périmètre : les points de recharge, l’alimentation qui les nourrit et les coffrets de pilotage.
  2. Les visites : une trame de contrôle, à un rythme planifié avec vous selon le parc.
  3. Le rapport : un livrable écrit après chaque visite, avec des valeurs relevées et des recommandations.
  4. Les limites : ce qui n’est pas couvert est écrit dans la proposition.

À qui s’adresse un contrat de maintenance de bornes : entreprises, gestionnaires de parc, sites multiples

Toute organisation qui exploite des points de recharge pour ses véhicules est concernée. Les situations diffèrent, la logique reste la même : garder la trace de l’état de l’installation et disposer d’un interlocuteur identifié.

  • Une entreprise qui équipe son parking salariés.
  • Un gestionnaire de parc qui suit plusieurs sites.
  • Une organisation implantée sur plusieurs régions.

Ce qu’attend un référentiel de qualification

Au moins un référentiel de qualification attend de l’installateur qu’il ait proposé un contrat d’entretien à son client. Ce n’est pas une obligation légale, mais c’est un attendu des audits de qualité.

Le périmètre : la borne, mais aussi le tableau et les protections qui l’alimentent

Une borne ne vit pas seule. Elle est alimentée par un circuit spécialisé, protégé par un disjoncteur dédié et par un dispositif différentiel réservé à la recharge, non partagé avec d’autres usages. La partie de la norme d’installation consacrée aux véhicules électriques encadre ces circuits.

Le droit va dans le même sens. La définition d’une infrastructure de recharge inclut les circuits d’alimentation et les coffrets de pilotage, et pas seulement l’appareil visible sur la place de stationnement. Deux sources indépendantes disent donc la même chose : contrôler la borne en oubliant le tableau laisse passer une partie du sujet.

Contrôler la borne en oubliant le tableau laisse passer une partie du sujet.

Le périmètre se lit en trois blocs

Le détail, point par point et site par site, est écrit dans la proposition. C’est ce document qui fait foi.
BlocCe qu’il comprend
Les points de rechargeL’appareil visible sur la place de stationnement
L’alimentationLe circuit spécialisé, son disjoncteur dédié et son dispositif différentiel réservé à la recharge
Les équipements associésLes coffrets de pilotage

Une visite planifiée n’est pas un passage de courtoisie. Elle peut suivre une trame :

Les visites : ce qui est planifié, à quel rythme, et pourquoi le rythme dépend du parc

  1. Examen visuel

    Des points de recharge et de leur environnement.

  2. Contrôles fonctionnels

  3. Vérification des protections en amont

  4. Relevé des valeurs utiles

    Les constats sont notés, y compris ceux qui ne demandent aucune suite.

La proposition écrite précise les points de contrôle retenus pour chaque site.

Un rythme qui dépend du parc

Le rythme ne se décide pas dans l’abstrait. Il dépend du nombre de points de recharge, de la répartition des sites et de l’intensité d’utilisation des places.

C’est pourquoi le nombre de visites par an n’est pas un standard affiché. Il est planifié avec vous, puis écrit dans la proposition, site par site. Une organisation multi-sites peut d’ailleurs retenir des rythmes différents d’une implantation à l’autre.

Le rapport remis après chaque visite : constats, écarts, recommandations

Le rapport est le livrable du contrat. Sans lui, la visite ne laisse aucune trace exploitable. Un rapport sérieux commence par un en-tête de site :

  • l’entreprise ;
  • un contact identifié ;
  • le technicien qui est intervenu ;
  • la date et la signature.

Il ne se contente pas de cases cochées. Il porte des valeurs relevées, ce qui permet de comparer dans le temps. Chaque point est classé conforme, non conforme ou sans objet, avec un commentaire lorsque c’est nécessaire.

Ce document se conserve. Il sert lors des audits et il est utile vis-à-vis de l’assureur. Les écarts constatés font l’objet d’une recommandation écrite, ce qui laisse une base claire pour décider des suites à donner.

Ce qui n’est pas dans le contrat

Un contrat lisible dit aussi ce qu’il ne couvre pas. La vérification réglementaire de l’installation électrique n’est pas dans le contrat : elle relève d’un organisme accrédité ou d’une personne qualifiée de votre entreprise. Les pièces encore prises en charge par le constructeur peuvent aussi rester en dehors du périmètre. La proposition écrite précise ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas.

Le volet curatif mérite une mise au point. Le marché de la recharge décrit une escalade classique :

  1. Diagnostic à distance

    Déclenché par la supervision.

  2. Échange téléphonique

    Avec l’utilisateur.

  3. Action à distance

  4. Déplacement sur site

    En dernier recours.

Supervision et maintenance : deux sujets

Les fonctions de supervision décrites par un guide professionnel du secteur sont celles d’un outil. Elles ne décrivent pas des prestations. Un contrat de maintenance et une plateforme de supervision sont deux sujets distincts.

Comment se construit une proposition : parc, sites, usage des places

Une proposition ne se rédige pas à l’aveugle. Elle part de quelques informations simples :

  • le nombre de points de recharge ;
  • les marques en place et l’année de pose ;
  • la liste des sites ;
  • l’usage des places et le profil des utilisateurs : un site ouvert au public ne se traite pas comme un parking fermé.

Le montage financier du parc compte aussi. Selon les cas, les bornes ont été achetées avec un contrat d’exploitation distinct, financées par un tiers-investisseur, ou fournies dans un abonnement clé en main qui comprend déjà la maintenance. La proposition tient compte de ce montage, pour que le suivi proposé ne fasse pas doublon avec ce qui est déjà prévu ailleurs.

Pour un parc repris : la documentation d’abord

Un premier travail consiste à vérifier que la documentation existe. On attend notamment :

Les pièces à retrouver

  1. la notice en français ;
  2. le procès-verbal de réception signé entre l’installateur et le client ;
  3. le devis descriptif ;
  4. la facture détaillant les caractéristiques de la borne ;
  5. la trace de l’explication du fonctionnement remise au client.

Quand ces pièces manquent, cela se dit dès le départ.

Le contrat de maintenance s’articule avec les autres obligations de l’exploitant. Pour situer ce qui relève de vous et ce qui relève du mainteneur, consultez notre page sur les obligations du propriétaire de bornes. Et pour comprendre notre approche générale, revenez à notre approche de la maintenance.

Décrivez votre parc en quelques lignes

Nous préparons une proposition écrite adaptée à vos sites et à votre usage.

Demander une proposition

Questions fréquentes

Nos bornes n’ont pas été posées par vous : pouvez-vous les prendre en contrat ?
La reprise d’un parc installé par un autre intervenant est une situation courante. Elle suppose de vérifier la documentation disponible et l’état de l’installation. La proposition écrite indique ensuite ce qui peut être couvert et ce qui doit d’abord être remis en ordre.
Notre marque de bornes n’a plus de support en France : que pouvez-vous faire ?
Certaines marques ont cessé leur support, et des parcs se retrouvent sans interlocuteur. Un contrat de maintenance permet de garder un suivi régulier et une trace écrite de l’état du parc. Les limites liées à la disponibilité des pièces sont indiquées dans la proposition.
Combien de visites par an faut-il ?
Le nombre de visites dépend du parc et de l’usage. Il n’existe pas de rythme unique qui conviendrait à toutes les situations. Le nombre retenu est écrit dans la proposition, site par site.
Que se passe-t-il si un écart est constaté pendant une visite ?
L’écart est noté dans le rapport, avec le point concerné et son classement. Il fait l’objet d’une recommandation écrite. C’est ensuite à vous de décider des suites à donner, en interne ou avec le prestataire de votre choix.